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 Ah, Toulouse ...

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Armada
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MessageSujet: Ah, Toulouse ...   Sam 26 Avr - 16:22

Jamais Armada n’aurait cru qu’il était si cher de voyager en France ! Heureusement, le Monarque avait tout prévu, et le mutant avait bien fait de revêtir ses habits : il avait pu en tirer ses économies. Après avoir échangé de doux mots d’amour avec Cymoril le long des pleins et des péages, il étaient enfin arrivés aux abords de la ville rose. Se basant sur les souvenirs de l’alchimiste, Armada pu sans peine se localiser dans ce dédale de routes et de ruelles. Il arriva bien vite près de leur destination. Il se gara à côté d’un poteau et il y accrocha sa moto, se jurant de vider jusqu’à la dernière goutte de sang le premier qui oserait y toucher.

« Mon amour … Nous y sommes. »

Il dévoila d’un grand geste un immense bâtiment de pierre dont les gargouilles ornaient les balustrades.

« L’antique demeure des Faust, inhabitée depuis mon départ à présent … Si tu veux bien me faire l’honneur de passer devant moi ? »

Il ouvrit la porte et la lumière s’alluma aussi tôt, révélant un long couloir de carreaux en terre rouge.

« Je vois que les travaux ont étés faits dans le temps … Je me suis dis que cela te ferait plaisir de ne pas vivre dans un trou à rat … alors je l’ai aménagé le plus modérément … possible, mon ange. Pour une fois que les travaux finissent à temps ici ! »


Et il parti d’un rire franc, poussant sa faussement aimée dans la demeure. Il saisit leur bagages et entreprit de découvrir la demeure en même temps qu’elle à ceci prêt qu’il en connaissait parfaitement les plans et qu’il pouvait lui montrer les pièces qu’elle désirerait voir sans hésiter.

« Je te laisse découvrir notre chez nous, mon amour. Je vais juste voir ce que je peux nous faire à manger, ok ? Je pense qu’il n’est pas question que nous ne dévorions un humain ici … »

Et il s’enfonça dans la cuisine, la laissant libre de ses choix dans le couloir. La porte du laboratoire était, elle, soigneusement camouflée dans la bibliothèque. Il n’y avait donc aucune chances qu’elle puisse la trouver, c’est pourquoi Armada s’en alla, sifflotant gaiement un air connu de Faust seul …
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Cymoril
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Sam 26 Avr - 16:32

Cymoril avait été subjuguée à l'instant même où elle avait mis le pied dans la cour intérieure du manoir de Faust (dont vous pouvez avoir un aperçu ici).
Elle éclata d'un rire joyeux.

- C'est magnifique, mon amour. Je serais heureuse de vivre ici. J'ai toujours aimé cette belle ville rose. Et ta demeure est si belle.

Elle rit encore alors que Faust/Armada se dirigeait vers la cuisine.

- C'est effectivement un endroit bien plus agréable pour attendre et donner naissance à un enfant, lui lança-t-elle, toute heureuse.

Elle saisit son sac et partit pour une brève exploration. Il y avait un escalier central, majestueux, en très belle pierre juste en face de l'entrée principale, auquel elle monta. Elle supposait en effet que les chambres et la salle de bain se situaient à l'étage vu que Faust était resté au rez-de-chaussée.
Cymoril était en effet particulièrement désireuse de prendre une douche et de se débarrasser de toute la poussière de leur voyage. Elle prit à droite en arrivant, jetant un regard admiratif sur la cour intérieure par les fenêtres grillagées. Cette demeure avait dû être construite durant la Renaissance, à l'époque où le commerce du pastel avait rendu Toulouse richissime. Cymoril avait particulièrement aimé la Renaissance et toutes les œuvres qui y avaient éclos. Elle-même pouvait se vanter d'être représentée dans plusieurs tableaux de grands maîtres aujourd'hui dans des musées.
La première pièce qu'elle traversa fut une armurerie, ou plutôt une salle d'armes. Où qu'elle puisse jeter son regard, il lui semblait voir tous les types de lames ayant un jour existé, de la rapière au katana en passant par des sabres divers et variés. Parfait ! Elle pourrait s'entraîner ici avec Faust avant de passer à d'autres divertissements...
La pièce suivante était une bibliothèque meublée de manière assez intime, avec de doux fauteuils et marquises qui semblaient appeler au délassement. Ce n'était cependant pas la bibliothèque principale de la demeure des Faust, cette dernière se trouvant au rez-de-chaussée après la cuisine et la salle à manger. Cymoril appréciait l'ambiance de cette pièce, due aux tonalités crème et aux douces peintures du 18ème siècle (ici).
Juste après se trouvait ce qu'elle supposa être la chambre de Faust.
Elle y entra avec un frisson. Trop intimidée encore pour s'imposer et déplacer ses affaires pour y installer les siennes, elle se contenta de déposer son sac au pied du lit.
Une porte dans le fond donnait sur une salle de bain. Ravie, Cymoril s'y précipita pour prendre une bonne douche qu'elle n'éternisa pourtant pas, pressée de rejoindre son aimé. Encore ruisselante, elle prit cependant la peine de se changer, enfilant une jolie robe blanche qui soulignait cependant la courbure de son ventre ainsi que des ballerines, elles aussi blanches.

Elle redescendit prestement jusqu'à la cuisine où Faust lui tournait le dos, occupé à faire la cuisine. Se collant contre lui, elle plaqua ses mains devant ses yeux et lui murmura dans le creux de l'oreille :

- Devine qui c'est...

Puis, riant toute seule à sa plaisanterie enfantine, elle tourna sur elle-même rayonnante de bonheur.

- J'aime tellement ta maison. Elle me correspond tellement. J'ai visité une partie du premier étage et en ai profité pour prendre une douche. Ça fait tellement de bien. Très jolie salle d'armes. Quand pourrons-nous y combattre en duel ? Et très mignonne petite bibliothèque. C'est la seule de ta demeure ? Tu ne voudrais pas me faire visiter le reste maintenant ? À moins que tu ne préfères prendre une douche ? Si tu veux, je peux finir de faire à manger. Je suis sûre qu'Amshell ne nous retrouvera jamais ici.

Essoufflée, elle s'arrêta enfin de parler et pencha la tête sur le côté en souriant. Puis, prise d'une inspiration subite, elle alla se placer devant celui qu'elle croyait être Faust et l'embrassa passionnément.
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Armada
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 27 Avr - 7:09

Armada sourit intérieurement en observant Cymoril s’enfoncer encore plus profondément dans son piège. Mais peu importe, il jouerait la comédie le plus longtemps possible. Il lui était si facile de se couler dans le personnage tant son esprit lui correspondait, au fond. Faust avait été un farouche guerrier dans le passé. Son expérience martiale était hors du commun, cependant, il possédait des capacités, elles aussi, hors du commun. C’était un coup de chance qu’ils l’aient immobilisé aussi facilement ! Peu importe, tant qu’il n’avait pas à se transformer … Et il ne fallait pas qu’il ne s’emporte aussi car un simple contact avec Cymoril révèlerait combiens température corporelle était élevée … Armada se dirigea vers le frigidaire. Amshel n’avait pas menti, de nombreuses poches de sang y étaient entreposées. Il en ouvrit une et en ver le contenu dans un coupe en cristal qu’il récupéra dans le salon. Son Père avait vraiment des goûts de luxe … Il mit ensuite des pattes à bouillir, résistant à la tentation de les cuire en trente secondes grâce à son pouvoir. Il rempli les deux coupes de sang et le posa dans le salon, sur la table basse. Un canapé en cuir noir trônait au centre de la pièce, et dans le coin, un écran plasma au dessus d’un lecteur dvd ornait le côté de la cheminée. Faust saisit des allumettes et fit un feu. Après quelques minutes, il sortit les pattes, puis il fit cuire des lardons dans une poêle. C’est lorsqu’il commençait à y mettre la crème fraîche que Cymoril arriva. Lorsqu’elle posa ses mains sur ses yeux, il ne sursauta pas, l’ayant sentie venir. Il sourit puis baissa ses mains au niveau de sa bouche et les baisa.

« Voyons … Des mains propres et si douces … Une voix si … belle. Serait-ce la femme de mes rêves ? »


Il la prit doucement dans ses bras et lui embrassa la joue, souriant à ses paroles.


« Je te ferai visiter ces pièces une par une, si tu le désires … Avec toute leur histoire sir tu le désire ? Je te montrerai peut être là où je suis né … »


Il la ramena vers lui et posa ses mains sur ses hanches, répondant avec passion à son baiser, puis il la poussa doucement sur le côté avec un dernier baiser. Il saisit son plat de pattes et partagea la dose en deux dans des assiettes. Il versa ensuite la sauce et embrassa Cymoril dans le cou, avecun sourire qui en disait long.


« Il ne nous retrouvera pas, il peut nous chercher dans le monde entier … Cependant, je t’apprendrai à cacher tes pouvoirs, c’est possible … mais nous ne devons en aucun cas user d’eux pour quoi que ce soit. Allez, suis moi, mon amour. »


Il l’amena dans le salon et la fit sa s’asseoir sur la canapé. Il posa les assiettes devant eux. Des chandelles brûlaient, il saisit un des deux verres et le lui donna. Il sourit, l’embrassa doucement sur ses lèvres et leva sa propre coupe.


« A nous trois ! Et à notre nouvelle vie, mon amour. »


Il trinqua avec elle, renforçant encore une fois de plus l’illusion. Il posa ensuite sa main sur le ventre où la petite vie grandissait. Il savait que cet enfant risquait de causer sa propre perte, mais il l’admirait à la fois … Il lui tardait tant d’admirer ses pouvoirs !


Il embrassa doucement la jeune femme puis il but une gorgée de sang, souriant en observant la réaction de Cymoril.


« Et oui … le frigidaire en est plein, mais nous ne devons l’utiliser que pour nous maintenir en vie, rien de plus, mon amour … Que voudras-tu faire après ? »
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Cymoril
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 27 Avr - 7:25

Toute à son aise, Cymoril savoura le délicieux repas que Faust avait préparé pour eux. Elle trinqua avec lui et vida la coupe de sang, heureuse de ne pas avoir à tuer quelqu'un pour boire le précieux liquide rouge.

- C'était excellent, mon amour. Tu m'avais caché tes talents de cuisinier, fit-elle, malicieuse. Ainsi nous devrons vivre comme des humains. L'idée est loin de me déplaire... Cela va être tellement reposant.

Ce qu'elle aimerait faire ensuite ? Le regard qu'elle lança à Faust était suffisamment explicite mais elle ajouta :

- Oui, j'aimerais beaucoup visiter le reste de ta maison, avec toi. Nous pourrions ensuite nous entraîner à l'escrime. Cela fait plusieurs mois que je n'ai pas eu une rapière entre les mains...

Elle tiqua enfin sur une chose que Faust venait de dire.

- Tu es né ici ? Vraiment ? Tu ne me l'avais jamais dit... Cette demeure semble pourtant plus jeune que toi ou même que moi...
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Armada
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 27 Avr - 7:52

Armada sourit doucement. Il savait que Cymoril et Faust ne s’étaient jamais battu ensembles, elle ne verrait donc rien de changé dans leur combat, c’est pourquoi il acquiesça sans hésiter. Il finit doucement sa coupe puis il regarda la jeune femme parler, toujours en gardant son sourire. Il n'avait pas fait de bourde, enfin presque pas car Faust était bien né dans ces lieux ... Cependant le moindre doute pouvait s'avérer fatal ! Il fallait éclaircir cette situation facheuse au plus vite ...

« Tu as raison, mon ange, la maison est bien plus jeune que toi, mais les fondations sont bien plus vieilles que tu ne le croies, mon amour. Lorsque je suis né ici, il n’y avait qu’une vieille chaumière, c’est le petit bâtiment que tu as vu à l’entrée, elle a été rénovée maintes fois … Je suis né d’une famille humaine, tout a donc évolué depuis, mais j’ai traversé les siècles en me faisant une place dans ces lieux à chaque générations … Ce serait une histoire qui serait longue à te conter, elle remonte à la guerre entre les Originels et les Reines ou plutôt une Reine. A l’époque où je traquai les Chevaliers … Mais peu importe. Tu voulais voir les autres pièces de cette demeure ? Allez, suis moi ! »

Et il la mena au rez-de-chaussée, lui montrant la cave à vin, la cuisine, le salon, l’immense salle à manger ainsi que les chambres de ce qui furent les domestiques des lieux. Il monta ensuite à l’étage, et tout ne fut que succession de chambres, salons, bibliothèques, il y en avait deux de plus que ce que Cymoril avait vu,et salles de bains. Armada lui fit aussi visiter la salle d‘arme en lui donnant le nom de toutes celles qu‘elle ne connaissait pas. Il laissa cependant une pièce à l’abandon, et monta dans les autres étages. De même, il s’y trouvait une bibliothèque, ainsi que plusieurs chambres plus ou moins grandes.

« Et voilà, tu sais tout maintenant … Enfin, presque ! »


Il l’embrassa doucement et la mena dans la pièce oublié. Il en tourna la clef et l’ouvrit doucement, révélant une immense penderie, remplie de robes toutes plus belles les unes que les autres.


« Ceci est ma surprise pour toi, mon ange … »

Il la prit dans ses bras et l’embrassa doucement dans le cou.

« Qu’en penses-tu ? »
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Cymoril
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Lun 28 Avr - 18:32

Cymoril écouta les explications de Faust avec attention. Elle ne s'était pas trompée lors de leur première rencontre, il était infiniment plus ancien qu'elle. Lorsqu'elle s'était rendue compte qu'elle-même était une Originelle, bien après que le barde Erik l'ait vidé de son sang et qu'elle ait massacré toute sa famille, le monde avait depuis longtemps cessé d'être empreint de mystère et de magie, entrant dans la grande et si rationnelle Histoire. Cymoril n'avait, au final, presque rien su des guerres ancestrales qui avaient déchiré ceux de son espèce. Elle mourrait d'envie d'en apprendre davantage.
La surprise finale de Faust lui coupa cependant le souffle. Elle en battit des mains de joie. Ces robes étaient merveilleusement belles, reprenant elles aussi une myriade d'époques différentes mais éclatantes de couleurs, intactes...

- Oh, Faust, souffla Cymoril, les yeux brillants. Je te remercie beaucoup. Cela me fait...très plaisir.

Puis elle ajouta avec un brin de coquetterie :

- Mais je crains de devoir attendre quelques mois avant de les essayer. Pour le moment, je me ferai l'effet d'une baleine enfilant de beaux habits. Cela serait un beau gâchis.

Elle prit une des mains de Faust et lui fit effleurer son ventre qui commençait à être légèrement distendu avec un doux sourire.

- Par contre, j'aimerais beaucoup que tu me racontes la guerre entre les Originels et les Reines. Ce ne sont pas celles de maintenant, n'est-ce pas ? Est-ce que c'était les ancêtres de Saya et de ce monstre de Diva ? Oh, je voudrais qu'elle meure et disparaisse. C'est elle qui a eu gain de cause finalement et vers laquelle Alexander est revenu...

Cymoril s'interrompit soudain, consternée. Elle n'avait pas fait allusion au Chevalier depuis une éternité, sachant pertinemment que ce sujet-là entre tous risquait de blesser Faust. La dernière fois qu'elle s'était retrouvée face à lui, son cœur blessé l'avait amenée à sombrer dans la folie et à entrainer Faust avec elle, déclenchant le retour de Méphistophélès.

- Je suis désolée, murmura-t-elle, précipitamment en détournant la tête.

La folie des Monarques. L'enfer dans lequel elle s'était juré de ne plus mettre les pieds. Cymoril se mordit les lèvres, attendant la réaction de son aimé.
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Armada
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Ven 6 Juin - 13:04

Les sentiments de Faust et d’Armada n’étaient pas les même et s’il résidait une faille dans les plans du mutant, c’était bien là. Il pouvait copier Faust en tout point, mais il ne savait comment réagir face à des situations qu’il ne pouvait connaître. C’est pourquoi il ne releva même pas l’allusion à Alexander. Cette image évoquait en lui le misérable être présent dans la villa quelques temps auparavant. Celui que Faust n’avait fait que croiser dans un état de folie démesurée. Il ne fit que lui sourire avec douceur.

« Toi ressembler à une baleine, ma chérie ? Rien ne pourra jamais altérer ta beauté … »

Cependant, il sentit que quelque chose ne tournait pas rond lorsqu’elle marqua une pause et s’excusa. Il réfléchit à toute allure et essaya de faire passer son silence pour un relent de jalousie. Alexander avait été le dernier amant de la Monarque, et Faust devait nourrir énormément de rancœur à son égard.

« Ne t’excuse pas, ma chérie. Seul l’avenir me concerne à présent et te savoir à mes côtés jusqu’à la fin … c’est la seule chose qui m’importe. »

Chose faite. L’amour rend aveugle, disait le proverbe et cette pauvre femme en était le parfait exemple. Elle aimait tant Faust qu’elle n’avait pas fait garde à tout ce qui avait pu changer en lui. Il savait le Monarque beaucoup plus distant, mais ceci était une faille qu’il avait su exploiter. Il avait senti le vide que cela laissait en Cymoril. De plus, elle était encore jeune malgré son grand âge et restait passionnée d’histoire. Le passé n’intéressait pas le mutant. Seule Diva occupait à présent ses pensées, sa Mère, la seule femme de sa vie. La seule qu’il puisse aimer et servir. Il était convaincu d’être la seule créature à pouvoir le faire autant qu’elle le méritait. Il sourit intérieurement tandis qu’un léger frisson le parcouru. Le chant de Diva. Il l’entendait d’ici. Sa Mère était toute proche ! Il la sentait se rapprocher de lui chaque jour, et bientôt viendrait le temps où il pourrait s’agenouiller à ses pieds ! Goûter l’honneur de lui baiser les pieds ! Diva, sa Mère, celle qui dirigerait sa vie, l’unique être digne de vie en ce monde !

Armada revint doucement à lui, baignée d’une douce euphorie. Il sourit de toutes ses dents à Cymoril, un sourire destiné à la rassurer, mais plus encore, un sourire destiné à son futur. Elle ne savait pas dans quel pétrin elle s’était fourrée. Elle et son maudit gosse. Il riva un regard qu’il voulu aimant sur le ventre de la jeune femme mais il sentait le pouvoir de cet enfant et le redoutait. Il ne devait en aucun cas approcher cet être car cela pourrait compromettre tous leurs plans. Du moins il voulut s’en convaincre car la vraie raison était qu’il mourrait de peur à la seule idée de se faire à nouveau brûler par le pouvoir de cet enfant. Dans une ironie la plus totale, le dragon avait peur du feu !

« Tu voulais connaître l’histoire des Reines ? Seulement je ne peux te raconter grand-chose … Je fus un des grands guerriers des Originels, mais je fus capturé et asservi par celle qui devint ma Reine, elle se nommait Haeldell. Puis mon pouvoir m’a quitté … c’est-ce que l’on a appelé mon pacte. Une sorte d’autodestruction provoquée par mon allégeance forcée à elle. Cependant, la haïssant de tout mon corps, j’ai survécu et j’ai fini par redevenir humain. C’est en gros mon histoire. Je ne me souviens plus de grand-chose car ma mort ne m’a pas laissé beaucoup de mon esprit … »


Il sourit en débitant ses paroles d’une voix douceâtre, les souvenirs revenaient à la surface. Il ne contrôlait plus ce qu’il disait. Les paroles coulaient, il les savait vraies donc il ne les entravait pas mais l’horreur de sa situation lui apparu tout d’un coup. Faust était un authentique Monarque ! Et qui plus est, il avait reçu un pouvoir supplémentaire de la part de Leto. Il était encore plus puissant qu’il ne pouvait l’imaginer. Cependant, depuis la disparition de sa Reine, à chaque utilisation de son immense potentiel, il sombrait dans une folie destructrice et jubilatoire. Il n’avait agis ainsi que lorsqu’il était poussé à bout. Il ne fallait surtout pas qu’Amshel ne le braque, sinon il existait la possibilité que Faust puisse découvrir leur plan ! La dernière fois qu’il avait ainsi sombré, seule la présence de Cymoril avait réussit à le calmer, qu’en serait-il cette fois ? Ce n’était pas qu’il aimait les humains, mais il savait de son Père qu’il valait mieux qu’ils ignorent leur existence.

Armada ignorait pourtant tout des plans de Diva, ainsi que la portée de son chant, mais il sentait l’impasse dans laquelle il s’était enterré. Il tenta de faire passer cette découverte pour une soudaine idée lumineuse. Il saisit la main de Cymoril, priant pour qu’elle ne remarque rien.

« Nous devrions tout d’abord penser à la sécurité de notre enfant, Cymoril. Et à la tienne. Nous ne devons pas perdre une minute, et être prêts si jamais ils nous retrouvent. Va dans la salle d’arme et tiens-toi prête, je te rejoins. Tu me montreras ce que tu sais faire, et je verrais si je suis dans la mesure de t’apprendre quoi que ce soit, mon amour. »


Et il la laissa là, en lui plantant un rapide baiser sur les lèvres. Il s’éloigna de quelques pièces et sortit l’appareil qui devait lui permettre de joindre son Père. Il écrivit rapidement le numéro que celui-ci lui avait demandé de retenir puis appuya sur la fragile engin en prenant garde de ne pas le broyer. Il attendait jusqu’à entendre un autre son que la sonnerie du téléphone.

« J’ai accédé à la mémoire du père, évitez de le rencontrer, il est beaucoup plus dangereux qu’on ne le croit ! »

Il se retourna, vérifiant que la jeune femme ne l’avait pas suivi puis il raccrocha afin d’éviter tout problème. Il savait qu’Amshel le comprendrait, il en était même persuadé. Il craignait cependant qu’il ne fût trop tard et que le Monarque ait déjà exprimé tout le contenu de sa sombre folie. Il rejoignit ainsi Cymoril dans la salle d’entraînement, convaincu qu’elle l’y attendrait.
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Amshell
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Mar 10 Juin - 6:39

A plusieurs centaines de kilomètres de Toulouse et d'Armada, Amshell sentit son téléphone vibrer au moment où Faust venait de lui fausser compagnie. Fou de rage, le chevalier consulta son téléphone et faillit fracasser le frêle appareil contre un rocher en lisant les nouvelles que lui envoyaient sa créature depuis leur repère.
Sans plus attendre, Amshell lui répondit rapidement ces quelques mots.


"Trop tard, Faust va tenter de te retrouver. Je te rejoints dès que possible. Enferme Cymoril et tue le monarque si jamais il me devance."
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Cymoril
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 6 Juil - 5:32

Cymoril n'avait rien compris aux hésitations d'Armada. Ravie qu'il lui ait pardonné son allusion malencontreuse à Alexander, elle écouta avec attention ses explications. Cela lui rappelait son lointain passé. Celui où elle avait cru être une humaine dans le château de son père. Jusqu'à ce que cet infâme barde la rejoigne dans sa chambre et ne la vide de son sang, déclenchant sa terrible frénésie de sang. Prenant conscience de sa nature démoniaque, Cymoril avait alors fui ses semblables, se tenant bien loin des luttes entre Selena Neira et les Monstres des Glaces, et s'efforçant de survivre à un monde de folie.
Prise dans ses pensées nostalgiques, elle n'avait pas prêté attention aux éventuelles contradictions d'Armada.
À cette lointaine époque, la magie coulait à flots, à la portée de n'importe qui. Rien à voir avec cette présente ère, si terriblement scientifique. Jadis, Cymoril avait su maîtriser un pouvoir bien particulier, pouvoir qui s'était estompé au fur et à mesure que les ans avaient filé.
Elle soupira.

- Je vais dans la salle d'armes, mon aimé.

Elle s'éloigna d'un pas harmonieux, semblant flotter sur le sol, et entra dans la salle d'armes. La monarque ne put refréner un sourire sauvage en voyant toutes ces armes. Elle n'était pas une créature parfaitement pacifique. Trop de siècles à lutter sous sa forme humaine ou chyroptérienne lui avaient appris à apprécier le combat, même si elle ne le recherchait pas nécessairement.
Cymoril fit en sorte de chercher une arme qui puisse lui convenir. Elle hésita entre une rapière, son arme de prédilection, et une hallebarde, son autre arme préférée, puis se décida pour cette dernière.

Armada ne l'ayant pas encore suivie, Cymoril se retrouva seule quelques instants qu'elle mit à profit pour réfléchir. Le contact solide et métallique de la hallebarde d'une taille impressionnante, si familier, la ramena sur terre. Elle n'avait pas pris le temps de rassembler réellement ses esprits depuis leur fuite désespérée face à Armada et Amshell. Étaient-ils vraiment en sécurité ? Elle dut reconnaître que celui qu'elle croyait être Faust se comportait de manière quelque peu étrange, avec un décalage léger par rapport à la manière dont il se comportait habituellement. Il était plus affectueux, plus proche d'elle. Et pourtant...
Pourquoi avait-il si peu réagi lorsqu'elle avait fait allusion à Alexander ? Ses sentiments pour le Chevalier avaient pourtant failli les tuer tous les deux, plongeant les deux Monarques qu'ils étaient dans une folie terrifiante. Leur survie s'était jouée à si peu de choses... Et elle savait Faust particulièrement ombrageux et jaloux. La réaction qu'il avait eu après la mort de Morio Toki avait été à cet égard particulièrement révélatrice. Peut-être était-ce sa manière de se faire pardonner ? Elle sourit soudain. Cela devait sans doute être ça. Son amant n'était pas du genre à présenter ses excuses mais à les exprimer d'une autre manière. Elle trouva cela charmant.

Cymoril fit quelques exercices avec sa hallebarde. Son centre de gravité ne s'était pas encore beaucoup modifié et ses aptitudes au combat devaient être restées les mêmes. Peut-être devrait-elle éviter de trop se transformer, elle ignorait les conséquences que cela pouvait avoir sur son futur enfant. Mais comment pouvait-elle espérer tenir tête à Faust si elle ne le combattait pas sous sa forme de Monarque ? Il était tellement plus puissant qu'elle et avait eu des siècles pour maîtriser ses compétences au combat...

Pourquoi envisageait-elle de combattre son aimé de cette manière ? Ses pensées s'étaient progressivement assombries. Pourquoi ? Elle se rendit compte qu'elle appréhendait son arrivée dans la salle d'armes. C'était parfaitement idiot. Pourquoi ses mains s'étaient nouées si solidement autour du manche de la hallebarde ? Pourquoi se tenait-elle en position de garde, prête à bondir à l'attaque. Un regard aux solides barreaux des fenêtres acheva de l'oppresser. Pourquoi ne les avait-elle pas remarqués plus tôt ? Une partie de son esprit essaya de la convaincre que c'était propre à toutes les riches habitations des grandes villes. Mais...
Elle voulait partir. Maintenant. Elle voulait quitter cet étrange Faust qui ne lui avait jamais décrit cette demeure avant leur fuite et chez qui la mention d'Alexander n'éveillait aucune vraie réaction.
Machinalement, elle sentit l'odeur que Faust avait laissé sur sa peau...

La hallebarde lui échappa des mains et chuta sur le sol dans un fracas métallique. Voilà l'explication de son étrange malaise. Quelle sombre idiote, elle avait pu être. Faust ne lui pardonnerait jamais d'avoir pu être bernée de cette manière. Les Chevaliers pouvaient copier l'apparence de quelqu'un, voler ses souvenirs et jusqu'à ses attitudes. Une odeur ne s'imitait pas si facilement, en tout cas, pas pour la bête fauve qu'avait pu être Cymoril.
Folie, quelle folie. Pourquoi n'avait-elle pas pris le temps de s'en apercevoir ?
Il ne saurait maintenant plus être question de combat d'entrainement à l'arme blanche.

Les yeux de Cymoril virèrent au violet améthyste, sa peau se teinta d'argent liquide, et deux grandes ailes de plumes noires apparurent dans son dos. Les griffes qui apparurent sur ses mains étaient, quant à elles, bien plus menaçantes que n'avait pu l'être cette dérisoire hallebarde qui venait néanmoins de peut-être lui sauver la vie. Espérant de toute son cœur s'être trompée, Cymoril appela d'une voix charmante :

- Faust, mon amour, que fais-tu ?
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Armada
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 6 Juil - 7:03

Perdu dans ses sombres pensées, Armada ne remonta que tardivement aux côtés de Cymoril. Il ne cessait de tripoter son appareil électronique par lequel, Amshel lui avait demandé de capturer la Monarque. Cependant, il était en trop bonne voie pour espérer la trahir maintenant, elle était complètement persuadée qu’il était Faust, et malgré la stupidité de la jeune femme, il n’osait pas encore stopper son jeu. Jouer au chat et à la souris lui procurait un sentiment de plaisir intense, savoir qu’un être se retrouvait en son pouvoir le faisait se sentir encore plus puissant, encore plus vivant. Il sourit malicieusement puis il commença à grimper les marches, les unes après les autres tout en réfléchissant à un moyen de terminer son jeu en apothéose. Il se passa avec appétit la langue sur les dents, envisageant le fait de s’accaparer l’apparence et les souvenirs de Cymoril pour torturer une fois de plus Faust … Ou alors, pourquoi ne pas la saigner jusqu’à ce qu’elle s’écroule ? Tant d’idées et si peu de temps, mais voilà qu’il arrivait à la hauteur de la salle d’arme et que la douce voix de Cymoril l’interpellait. Elle était si naïve ! Elle croyait que son gosse resterait ainsi à l’abri de tout danger ? Quelle impudence ! Il le lui arracherait et l’élèverait pour Mère.

« Oui, mon ange ? » répondit-il d’une voix doucereuse.

C’est alors qu’il aperçu sa captive, transformée en un ange noir. Elle darda sur lui ses deux yeux ténébreux. Ils lui glacèrent le sang. Trop tard ! Elle l’avait démasqué ! Non, c’était peu être exactement la réaction qu’elle attendait. Le mutant ne perdit en aucun cas son calme, mais il plaça une main dans son dos, prêt à attaquer si le besoin s’en faisait sentir. Il saisit un simple épée longue à une main et demi et la fit pivoter dans sa paume.

« Tu veux que nous nous entraînions sous nos formes évoluées, ma chérie ? Je me proposai plus à un combat à l’arme blanche, tu sais … » lui demanda-t-il avec malice.

Ses griffes, ses ailes … Tout indiquait en elle que le plan venait d’échouer. Il rugit intérieurement, tandis cinq boules de flammes apparaissaient au bout de ses doigts, cachés dans son dos. Très légères, elle étaient inaperçues. Il ferma alors le poing, se préparant à une dangereuse attaque. Si Cymoril l’attaquait en premier, elle le regretterait. Cependant, si elle lui demandait de revêtir sa forme Chyroptérienne, il était en grand danger car il ne pouvait copier celle de Faust. Pourtant, elle ne l’avait jamais vu en forme évoluée, seulement semi-évoluée. Et il ne pouvait la prendre sans détruire la pièce.

« Nous ferions mieux de rester à l’arme classique, mon amour. Je comprend que tu veuilles t’entraîner ainsi, mais nous risquerions de détruire cette pièce … et cette demeure … » tenta-t-il.

Si jamais elle le prenait par surprise, il ne donnait pas cher de sa peau … Pourvu que tout se passe bien !
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Cymoril
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 6 Juil - 8:29

- Mon ange, ma chérie, le railla-t-elle. Voyons ça...

Elle fonça sur lui, la pièce tremblant sous ses pas et toute la bâtisse avec, puis s'arrêta brutalement face à lui, saisie par un de ses arguments. La zone dans laquelle ils vivaient était densément peuplée. Un combat désespéré risquait de blesser des humains et surtout d'attirer l'attention sur eux. Il allait falloir qu'elle ruse.

- Tu as peut-être raison, fit-elle en reprenant forme humaine. Pardonne-moi. L'espace d'un instant, j'ai cru que tu n'étais pas celui que je pensais être. Ton odeur... j'ai cru qu'elle avait changé et que je ne m'en étais pas aperçue. Je suis désolée. Trop de tensions.

Elle fit un soudain petit sourire mutin et croisa ses mains derrière son dos d'un air enfantin, y cachant ses griffes toujours aussi acérées.

Sachant que rien de ce qu'il dirait ne la convaincrait, Cymoril offrit alors ses lèvres à Armada/Faust, désireuse d'acquérir une ultime preuve...
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Armada
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 6 Juil - 8:59

Son odeur avait changée ? Armada leva un sourcil. Il n’avait pas pris en considération cet aspect là. Il pouvait prendre l’apparence de Faust, mais il était vrai que son odeur, il ne pouvait la copier… Il avait faillit payer cette erreur à un prix fort. Heureusement qu’il ne s’était pas emballé en apercevant Cymoril. Il sentait les flammes crépiter dans son poing. Ainsi, il attendit que la jeune femme s’approche de lui, et tente de l’embrasser. Elle venait de lui révéler qu’elle l’avait découvert, pourquoi donc agissait-elle ainsi ? Peut être parce qu’elle ne voulait pas y croire … peu importe, le jeu était trop risqué pour le moment et mieux valait suivre les ordres de son Père.

« Tu es d’une naïveté, Cymoril … » ricana-t-il.

Et il dégagea son poing de son dos afin de la cogner en plein dans le plexus solaire. Une explosion ahurissante retentit alors et projeta la jeune femme contre le mur de briques qui se révéla alors être en métal. Elle rebondit bruyamment et s‘affala sur le sol, ce choc l’étourdissant légèrement. Armada bondit et colla un direct en plein dans la tempe de la Monarque, ce qui acheva de l’assommer. Suite à cela, le mutant saisit les bras de la belle et à l’aide d’une sorte de chaine, il les immobilisa durablement. Il fit de même avec ses jambes puis la chargea sur son dos. Il conserva pourtant l’apparence de Faust, échafaudant un multitudes de plans pour torturer à nouveau la jeune femme. Il descendit ensuite aux laboratoires spécialement aménagés pour elle. Il l’allongea sur une table puis il l’attacha avec des sangles de métal et de cuir pour qu’elle ne puisse pas bouger la moindre parcelle de son corps. Il ne laissa ainsi que son ventre arrondi de dégagé. A vue d’œil, l’enfant se développait très rapidement, et il semblait avoir atteint ce qui ressemblait au huitième mois chez les humains. Il saisit la table en métal épaisse d’un bon mètre où elle était attachée puis il la releva, de manière à ce qu’elle soit debout. Suite à cela, renforça les attaches afin qu’elle ne puisse même pas se transformer. Le temps qu’elle se réveille, Armada alla chercher une fiole dans le réfrigérateur semblable à celle qu’Amshel avait utilisé pour menacer Faust. Cependant, atténuée. Il lui injecta directement dans la jugulaire. La Monarque pu alors sentir le monde devenir étrangement flou autour d’elle. Elle s’était pas assoupie, mais elle était durement étourdie, à la limite de la somnolence. Cet effet désagréable durerait jusqu’à ce que l’antidote lui soit injecté …

« Ne te leurres pas, Cymoril. Je suis désolé d’en arriver là, mais je n’avais pas le choix … » la supplia-t-il.

Armada tentait de se faire passer pour le véritable Faust. De faire sombrer la jeune femme dans un méandre de folie afin de la faire payer … De la faire payer elle et son maudit gamin ! De toute façon, il serait à eux une fois qu’Amshel serait arrivé et aurait commencé à lui ôter ce sale bébé. Armada déballa un tissus enroulé, révélant plusieurs scalpels, mais aussi des ciseaux et autres objets de chirurgie. D’un geste sec, il ôta les vêtements de la Monarque au niveau de son ventre, afin de révéler sa peau nue. Il évita de la toucher au maximum, mais il sentait la présence de l’enfant en elle, si puissant qu’il le faisait trembler …
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Cymoril
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 6 Juil - 9:24

Cymoril reprit peu à peu connaissance, le monde semblant terriblement embrouillé autour d'elle. Elle ne comprenait rien, n'arrivait pas à se concentrer. Sa tête lui faisait terriblement mal.
Elle était allongée, attachée sur un table, et distinguait son ventre rond dénudé. Faust, c'était Faust qui l'avait ainsi capturée. Pourquoi ? Pourquoi son aimé agissait-il ainsi ? Elle le distinguait vaguement, en train de murmurer quelques paroles d'excuses tout en dépliant des instruments de...chirurgie.
Pourquoi ?? Il allait lui faire mal, elle le sentait. Elle avait peur, peur pour elle, peur pour son enfant.

- Faust, mon amour... que fais-tu ?

Au travers des méandres de son esprit embrumé, elle se rappela soudain que ce n'était pas Faust mais Armada.

- Non, tu n'es pas Faust, croassa-t-elle. Faust ne ferait jamais ça. Armada... Tu es Armada. Maudit...

Était-ce bien lui ? Pouvait-elle affirmer que ce n'était pas son aimé qui la torturait de cette manière ? En était-elle absolument sûre ? Tout était si compliqué et elle n'arrivait plus à penser. Faust et Armada se confondaient. Elle n'arrivait plus à distinguer qui était qui.
Les sombres serpents de sa folie pour la première fois depuis des mois se redéployèrent lentement sous l'effet de sa terreur et de sa confusion. Elle se mit à gémir, tentant d'échapper à ses liens, en pure perte. Tout était bien trop solide. Un piège préparé de longue date. Était-ce Faust ou Armada ?

- Qui es-tu ? Dis-le moi...

De gris, ses yeux virèrent au violet, s'assombrissant de plus en plus. Elle ne pouvait se transformer, ne pouvait s'échapper, ne pouvait se défendre, ne pouvait penser. Elle ne pouvait rien.
Cymoril s'arcbouta en une première convulsion. Ses crocs de vampire apparurent en un sourire sinistre.

- Qui que tu sois, je te tuerai, promit-elle. Touche-moi ou touche à mon enfant et je te tuerai, je te le promets. Que tu sois Armada ou Faust...

Le doute lui vrillait l'âme et lui arracha soudain des larmes impuissantes...
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Armada
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 6 Juil - 18:01

Le produit créé par Amshel était d'une étonnante efficacité ... Malgré sa hargne, Cymoril ne pouvait se défaire de ses liens. Sachant cela, Armada pouvait très bien faire durer le spectacle. Les quelques instructions d'Amshel se résumaient à enfermer Cymoril, ainsi, il ne ferait rien sans que celui-ci n'arrive. Il installa donc
une perfusion dans laquelle il versa une seringue du produit qui avait servi à endormir la jeune femme. Elle resterait dans cet état de somnolence durant un long moment ainsi.

"Qui je suis n'a pas d'importance. Tu ne sais rien de ce qu'a promis de te faire subir Amshel si jamais je ne lui livrais pas notre enfant. Je préfères encore ta vie à la sienne." implora-t-il.

Une réponse qu'un père ne devrais jamais donner. Et qui achèverais sans doute de plonger Cymoril dans le désespoir. C'est alors qu'il entendit un léger bruit dans la maison, provenant des étages du dessus. Il jeta un rapide coup d'œil aux caméras, mais il ne distingua rien et c'était cela le plus étrange. Amshel ne se serait-il pas gaiement présenté ? Armada disparu en un instant et s'en alla verrouiller la porte de la manière la plus sûre possible. Seul Amshel connaissait le code, et il fallait prier pour que personne ne soit encore rentré dans la pièce. S'ils savaient masquer leur présence aussi bien que Faust, cela en deviendrait dangereux, surtout s'il s'agissait de Faust lui-même.

"Je ne te ferais aucun mal, mon amour. Je veux juste te protéger ... et t'éviter le pire." répondit le mutant.

Mensonge et trahison. Voilà qui achèverait certainement de détruire l'esprit de la Monarque. Il l'anéantirait afin que Mère ne craigne plus la présence de cette créature, oui, tout cela, il le faisait pour Diva !!
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Cymoril
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 6 Juil - 18:27

Livrer leur enfant à Amshell ? Cette phrase atteignit Cymoril comme un coup de poignard au travers de son esprit embrumé. Tout s'expliquait. Mais comment, comment osait-il ?

- Faust, gémit-elle. Ne fais pas ça. Je... je t'en supplie. Je serai de taille à me défendre. Amshell ne pourra rien d'autre contre nous. Mais je t'en prie. Ne lui livre pas... Notre enfant. Il n'a pas mérité une telle destiné. Il doit être heureux... Nous aussi. Tu m'avais promis que nous...serions heureux. Comment peux-tu...

Elle se tut, sanglotant un long moment en silence puis se mit soudain à hurler, oubliant totalement qu'il s'agissant d'Armada, ne voyant plus que le visage de celui qu'elle avait tant aimé.

- Je te hais ! Maudit ! Je te tuerai. Sois maudit. Porte la main sur cet enfant et je te jure que je te tuerai. Monarque ou pas, Méphistophélès ou pas, tu périras. Je t'en fais le serment !

Même sa rage meurtrière était pathétique, faible et rivée sur cette table comme elle l'était. Elle tenta de prendre sa forme de Monarque mais à peine ses griffes apparurent-elles.

- Traître, gronda-t-elle comme un chien aux abois. Maudit soit aussi le jour où je t'ai rencontré. Tu ne m'as apporté que malheurs et souffrances. Tes serments amoureux n'étaient que des mensonges. Je te hais !

Et pour mieux lui manifester son mépris, elle...détourna la tête.
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 6 Juil - 19:01

Sang et furie, destruction et mort, carnage et chaos. Cymoril, l'enfant, et Amshel ! Elle était en danger. Peu à peu, le voile obscur qui aveuglait Faust se déchira et par la même occasion, sa folie meurtrière. Il était allongé dans l'herbe, et un cercle calciné apparaissait à ses côtés. Il se releva, sentant le goût du sang dans sa bouche. Ainsi il s'était nourri. À la fois inquiet et rassuré, il avait recouvré ses forces mais par un odieux procédé ... Seulement, comment retrouver Cymoril ? Il n'avait aucun moyen de le faire ! Tout ce qu'il savait, c'était qu'elle été partie vers le sud, sentant qu'elle avait emprunté cette direction avant de sombrer dans l'inconscience. Il déploya donc deux ailes de plumes blanches avant de s'élever dans le ciel et de gagner les nuages le plus discrètement possible. C'est ainsi qu'il gagna le sud de la France à la recherche de sa bien aimé. Cependant, fut-ce la chance où le hasard qui le guidât, il arriva au dessus de Toulouse, bercé par les vents. Il repéra l'aura de sa femme, et ainsi que celle d'Armada. Plongeant des cieux, il atterrit devant l'entrée de la bâtisse où sa moto était garée. Souriant malicieusement, il masqua sa présence au mieux et entra tel un spectre dans la demeure, dévalant escaliers et se faufilant entre les portes. Il passa près de son double au moment où celui-ci disparu pour fermer la porte. Il se dissimula dans les ombres, attendant de savoir où en était la situation. Le ventre dégageait de Cymoril laissait présager de sombres motivations de la par de l'imposteur qui avait revêtu son apparence.

Ce furent ainsi ses deux yeux violets qui apparurent dans la pénombre, puis sa présence qui s'exhala progressivement tel une fragrance gagnant en netteté jusqu'à se faire omniprésente. Il s'avança, fulminant de rage. De ses griffes effilées, il trancha les liens de sa dame en un instant.

"Comme si je pouvais imaginer faire ça, Cymoril. Je suis déçu que tu aies pu te laisser berner par cet imposteur." commença-t-il.

Il disparu puis réapparu aux côtés d'Armada, en l'air, armant un terrible coup de pied qui le projeta dans le mur avec une violence inouïe.

"Jamais je ne vous laisserais toi et mon enfant entre les mains de ce maudit Chevalier. Je croyais que tu me connaissais mieux que ça ! Sache que je tiens toujours mes promesses." continua le Monarque.

Puis il se pencha vers elle doucement et effleura le bout de ses lèvres avec ses doigts et il l'aida à se relever.

"Reste à mes côtés., Amshel est à mes trousses. Et Armada ne va pas tarder à se relever." ordonna Faust.

Malgré son assurance, il ne pouvait caché qu'il avait été profondément blessé que Cymoril se fasse ainsi avoir. Il n'avait remarqué nulle trace de violence dans la maison, et le fait qu'Armada possède toujours son apparence signifiait qu'elle le croyait encore ... Si jamais il avait osé la toucher !!
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Cymoril
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 6 Juil - 19:22

Faust avait cru libérer sa douce et relativement tendre dame. Ce n'était plus Cymoril qui se releva d'un air absent, écartant ses liens avec négligence. La perfusion avait été arrachée et déjà elle commençait à reprendre ses esprits. Ou plutôt continuait à les perdre, achevés par les reproches de Faust...

Sa folie s'était redéployée dans toute sa splendeur, dépassant rationalité et logique, allant au-delà de la malveillance qu'elle avait montré la dernière fois. Quoi de plus normal dans ce cas qu'elle se tourne vers le véritable Faust dans un long cri inarticulé de haine et se jette sur lui, toutes griffes et crocs au dehors. Elle tenta de l'éventrer tout en le mordant sauvagement à la jugulaire, arrachant chair et veines. Son beau visage méconnaissable fut inondé de sang. Cymoril n'obéissait plus qu'à son seul instinct de survie et celui-ci lui disait de tuer celui qui lui avait fait tant de mal, confondant aussi bien l'Originel et son usurpateur. Jugeant le Monarque hors course pour un instant, elle se rua auprès d'Armada et acheva de le clouer sur le sol en lui perforant l'abdomen. Ruisselante de sang, elle recula alors dans un coin de la pièce, s'éloignant le plus possible des deux individus qu'elle unissait dans une même haine.
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Amshell
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Lun 7 Juil - 3:15

Amshell avait prit du retard. Il n'avait pas réussi à rattraper Faust et pouvait à présent raisonnablement penser que le monarque avait atteint sa demeure située sur Toulouse avant lui. Ce fâcheux contretemps lui arracha un rictus de rage... Ce chien risquait de tout faire rater! Mais avec un peu de chance, Armada avait eu le temps de s'enfermer dans le laboratoire avec Cymoril. Si tel était le cas, Faust n'aurait aucune chance d'y pénétrer.
Cependant, l'esprit fin et calculateur de Amshell ne pouvait s'empêcher d'imaginer toute sorte de scénario, du plus simple au plus... apocalyptique. Et vu la puissance de son ennemi, cette dernière vision des choses devait être envisagée en priorité!

Toujours accompagné de Numéro 1, le chevalier se posa enfin sur la ville Rose, juste en face de la porte d'entrée conduisant à son imposante bâtisse. Aussitôt, Amshell écarquilla les yeux. Il venait de ressentir plusieurs ondes de pouvoirs destructeurs qui émanaient directement de la demeure!


"Faust!"

Cette fois-ci, cela ne faisait aucun doute! Le monarque avait réussi à pénétrer à temps dans le laboratoire dans lequel Armada avait enfermé Cymoril et le combat était engagé. Si Amshell ne se dépêchait pas, Armada serait vite débordé face à deux monarques. Heureusement, le fait que Numéro 1 l'accompagne équilibrerait les débats. Du moins, il l'espérait...
A vrai dire, peu importe. Le chevalier avait d'autres atouts dans sa manche...
Il caressa machinalement les autres seringues cachées dans sa tunique. Ce n'était pas un ours qu'il avait à endormir mais s'il parvenait à injecter le produit, il reprendrait tout de suite la main. Au pire, il y avait l'impressionnante quantité d'explosifs qu'il avait prit soin de dissimuler dans toute la maison... Si les choses tournaient mal, alors il ferait disparaitre ces maudits monarques et au diable l'enfant! Il n'aurait aucun état d'âme pour faire sauter tout le quartier! La sécurité de Diva était bien plus importante que l'enfant...


"Numéro 1! Voici mes ordres. Une fois à l'intérieur du laboratoire, ta mission sera de neutraliser Faust par tous les moyens! Immobilise-le, blesse-le à mort, assomme-le, tue-le! Tout ce que tu veux pourvu qu'il ne représente plus une menace!"

Sans plus attendre, Amshell entra dans la maison. Il amorça aussitôt sa transformation de chyroptère, une aura noire l'entourant alors.
Une fois devant la porte menant au laboratoire, il tapa tant bien que mal le code et entra prudemment, Numéro 1 à ses côtés.
Ce qu'il vit le surpris et le choqua tellement qu'il en resta un bref moment bouche bée... Faust et Armada étaient au sol entourés chacun d'une impressionnante flaque de sang et, acculée contre un mur, il y avait ce visage totalement maculé du même liquide rouge et visqueux... Ce visage et ces yeux... Les yeux d'une bête traquée et apeurée.
Se rendant tout de suite compte du danger, Amshell changea immédiatement ses ordres!


"Numéro 1! Je veux que tu appliques sur cette femme tout ce que je t'ai ordonné précédemment!"
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Numero 1
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Lun 7 Juil - 3:38

A peine la phrase fut elle prononcée que Numero 1 disparut des coté d'Amshell, pour s'interposer devant Cymoril. Desormais le chevalier et sa creature encerclaient la monarque. Numero 1 planta alors son épée dans le ventre de sa cible, juste à coté de son coeur, et baissa sa lame dans le but de l'eventrer. Cependant, Numero 1 n'avait pas été créé pour analyser les situation, et pour lui le ventre gonflé de Cymoril ne representait rien...

Alors que sa lame commença à se rapprocher de l'enfant, une enorme force projeta le Neo Corps Corp à l'opposé de Cymoril, le plaquant contre le mur. Son épée elle aussi fut projetée et se retrouva à coté de lui.

Si la creature savait reflechir, elle aurait tout de suite compris que le plus grand danger ne venait pas de la femme devant lui mais de ce qu'il se trouvait en elle. Malheureusement pour Amshell, Numero 1 n'était pas capable de comprendre ça, il se releva alors et saisit son arme, pret à recommencer à attaque sa cible...


[HRP: J'espere que mon post correspond plus ou moins aux pouvoir que l'enfant pourrait avoir pour se proteger, mais si ça ne vous va pas j'editerais.]
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Faust
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Lun 7 Juil - 16:41

La morsure de sa femme secoua Faust. Il ne pouvait penser qu’elle ait de nouveau sombré dans la folie. Il sentit sa chair se déchirer et le sang maculer sa gorge. Il s’affala, les yeux écarquillés, et plaqua les deux mains sur son cou, à moitié arraché. Il tenta de se rattraper à une table, mais elle bascula, emportant avec elle le réfrigérateur et une multitude de fils électriques, ainsi qu’une cuve, qui vola en éclat. Dans un borborygme étouffé, il réussit à s’asseoir, tentant d’empêcher le sang de jaillir à flot de sa blessure. Heureusement qu’il avait recouvré ses pouvoirs depuis peu, sinon, il n’aurait pu espérer en réchapper. Il sentait déjà les deux bouts de ma plaie se ressouder, et le sang s’arrêter de couler. Il darda un regard vers Armada, allongé au sol dans une mare de sang, puis il sentit Numéro 1 passer à côté de lui. Il tenta de l’arrêter mais ne fit que s’étaler dans la flaque qu’avait occasionné la chute de la cuve. Il se releva toussotant, crachotant et tituba jusqu’à Cymoril lorsqu’il vit que le Corpse avait été projeté au loin. Puis il le revit partir à l’attaque. C’est alors que le Monarque comprit. Le pouvoir de son fils protégeait à nouveau Cymoril, c’était la seconde fois, et cela paraissait bien plus puissance ce coup-ci. Au moment où Numéro 1 le frôla, Faust lui bloqua le passage de son poing, lui écrasant la mâchoire contre le mur. Il se dégagea puis avança tant bien que mal vers Cymoril, la main en avant, comme pour inciter la jeune femme à rester calme. Il avança jusqu’à toucher son ventre, et rien ne se passa. Son enfant, lui, l’avait reconnu.

« Cymry … tu vois bien que c’est moi ! » implora-t-il.

Il la serra dans ses bras, avec une force qu’elle n’aurait jamais pu soupçonner. Puis il entama sa transformation, de manière à pouvoir résister au moindre assaut. Sa peau pris une teinte légèrement cuivrée puis elle sembla se solidifier par plaques. Ces même plaques se dressèrent alors le long de son dos. Le long de son abdomen, elles étaient unies en une seule extrêmement dense, rouge sang. Il se colla contre Cymoril et l’embrassa doucement. Un baiser que lui seul savait lui donner, car les sentiments qu’il y mis, jamais une autre personne n’aurait pu le faire.

[Hrp: ça va très bien ^^ ]
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Cymoril
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Lun 7 Juil - 17:13

Une bête sauvage dont le seul but était de se protéger elle et son petit. Cela avait été si facile, si aisé de se replonger dans sa démence. À croire qu'elle n'avait attendu que cet instant...

L'agression du Numero 1 la renvoya à sa propre férocité mais son enfant prit les devants pour se protéger lui-même. Haletante, Cymoril se plaqua contre le mur, les yeux fous, écumante de rage. Ses yeux n'étaient plus que des gouffres ténébreux. La blessure que venait de lui infliger le Neo Corps Corp la faisait cruellement souffrir en même temps qu'elle se refermait, accentuant encore sa haine.

L'individu qu'elle avait cru égorger se releva. Elle ne se rappelait plus de son nom. Elle ne se rappelait plus du nom d'aucuns des étranges participants à cette sinistre scène. Néanmoins, il la protégea de l'attaque suivante du Numero 1. Plus encore, son enfant ne le rejeta pas. Confusément, Cymoril sentit que malgré ce qu'elle avait cru, il n'était peut-être pas un ennemi. Elle le laissa s'approcher encore, méfiante. Ce fut alors qu'il se transforma tout en l'enserrant dans ses bras. Prise au piège, elle hurla. Tout recommençait. Il l'embrassa alors. Les tremblements de la Monarque commencèrent soudain à s'apaiser.
Si ce baiser avait été donné quelques heures auparavant, il aurait dissipé tous les doutes de Cymoril et l'aurait sans doute sauvée à l'instant même des griffes d'Armada.
Il était trop tard pour qu'elle reprenne ses esprits aussi facilement. Elle se contenta simplement de cesser de vouloir tuer Faust mais se dégagea de son emprise, désireuse de déverser sa rage sur ses autres ennemis.
Qui donc aurait la primeur de ses attaques meurtrières ? Amshell, Armada cloué au sol ou bien le Numero 1 ? Ce fut vers ce dernier, celui qui venait de la blesser, qu'elle tourna sa colère. Elle se jeta sur lui, jouant de ses crocs et de ses griffes sans plus de manière qu'un animal. Elle lacéra sa chair, le mordit lui aussi à la gorge, moins profondément que pour Faust, et commença à vouloir le désarticuler en le secouant comme un pantin brisé. Tirer sur ses membres pour les lui arracher lui sembla soudain une merveilleuse idée...
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Amshell
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Jeu 10 Juil - 6:35

Profitant de l'attaque de Numéro 1, Amshell s'était précipité aux côtés d'Armada afin de l'aider à se relever. S'il désirait vaincre, il était essentiel que sa créature combatte avec lui. Fort heureusement, celle-ci avait commencé à se régénérer et récupérait peu à peu des blessures infligées par Cymoril.
Quant à Numéro 1, Amshell découvrit lors de son intervention les limites que possédaient ce nouveau type de soldats. En effet, il semblerait qu'il faille donner des ordres plus que précis afin que le Néo Corps s'exécute à la lettre. Et dans le cas présent, il avait faillit toucher l'enfant de Cymoril et l'aurait surement tué si ce dernier ne possédait pas un pouvoir de protection.
Quoi qu'il en soit, le soldat était à présent la cible de la monarque qui tentait violemment de lui arracher les membres.
De plus, Faust avait semble-t-il réussi à apaiser quelque peu la haine de sa compagne ce qui ne présageait rien de bon.
Il fallait qu'Amshell intervienne!


"Numéro 1, dégage toi!"

Toujours sous sa forme chyroptère, le chevalier fondit sur Cymoril, la percuta et alla se briser contre l'épais mur du bâtiment. Empoignant la jeune femme, il l'étrangla de toute ses forces et tenta en même temps de retirer une des seringues qu'il portait sur lui afin de piquer la furie et de la plonger de nouveau dans une léthargie.

"Si cet enfant ne m'appartient pas alors il ne verra jamais le jour! Mouahahah!"
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Faust
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Sam 12 Juil - 7:02

Amshel se tenait au dessus de sa femme, seringue en main. Un rictus infâme se peignait sur son visage au fur et à mesure qu’il menaçait Cymoril. Le Monarque avança de quelques pas, mais ses forces déclinaient dangereusement. A ce rythme, il devrait à nouveau faire face à ses faiblesses. Il serra les dents et sauta sur le Chevalier, l’éloignant de sa femme. Il voulu le maintenir au sol, mais déjà sa vision se brouillait.

-Pars Cymoril ! Protège notre enfant, je t’en supplie !

La suite ne fut qu’une chute dans les ténèbres. Son esprit s’engourdissait, tandis qu’il sentait son corps disparaître dans la nuit. Un rire noir sortit alors des entrailles de Faust. Il se maudit intérieurement avant de s’effacer … Il avait trop usé de ses forces depuis sa dernière crise.

Une aile de plumes blanches jaillit de son dos, démesurée. Elle détruisit le reste de l’équipement d’un seul battement, tandis la peau du Monarque devenaient petit à petit grise, sombre. Ses griffes s’allongeaient tandis que ses yeux se remplissaient d’obscurité. Un sourire démoniaque se peint alors sur ses traits.

-Tiens donc, un Chevalier. Je croyais cette espèce éradiquée ! Hun hun hun …

Il disparaît un instant puis réapparaît à côté de la tête d’Amshel, debout. Il le regarde, un expression indéfinissable sur le visage. Il tourna alors ses yeux vers Cymoril. Il la scruta, semblant hésiter. Il rejeta alors la tête en arrière et éclata de rire.

-Nous voilà en fâcheuse position ! Ma chère Cymoril.
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Numero 1
Neo Corpse Corp
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Dim 13 Juil - 2:23

Le coup porté par Faust à la tête de Numero 1 ainsi que la morsure de Cymoril au niveau du cou endomagea severement la tête du Corpse. Sa transformation commença alors...

La tête du corpse se changea petit à petit en immense tête chyropterienne, completement dispropotionnée par rapport à son corps. Affecté par ce changement, Numero 1 ne put réagir lorsque Cymoril le saisie et commença à le secouer. Lorsqu'enfin Amshell se lança sur elle, Numero 1 put prendre le temps de se relever, sa tête tournant à 270 degré autour de lui en scrutant les alentours.

Malgré l'ordre donné par Amshell, Numero 1 bondit et se lança à son tour sur Cymoril. Il était probable que le coup porté par le monarque ai endommagé ses fonctions, et ainsi sa faculté à obeir à son "maître". Cependant, pour l'instant, personne n'aurait put dire si la monarque était la cible du Neo Corps Corp parce qu'elle avait été la derniere cible qu'il ai eu, ou simplement parce qu'elle était la premiere personne qu'il avait aperçut.

Se jetant sur Cymoril avant qu'elle ai put reagir suite à sa liberation des griffes d'Amshell par Faust, Numero 1 saisie la monarque par les bras, et commença à la mordre au niveau de son épaule. L'enorme machoire était desormais posée sur une grande partie de son corps, empechant son bras gauche de bouger. Si la machoire venait à arracher ce qu'elle était en train de mordre, le coeur de Cymoril partirait sans doute avec...
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Cymoril
Furie originelle
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MessageSujet: Re: Ah, Toulouse ...   Lun 14 Juil - 15:12

Que doit faire une bête sauvage lorsqu'une autre bête sauvage menace de lui arracher le bras et l'épaule gauche ? Elle tente de lui arracher la gorge, endroit le plus vulnérable de son anatomie avec les grognements les plus hargneux. Ainsi fit Cymoril dont la peau prenait de plus en plus la consistance d'un métal que lui aurait envié un certain mutant aux célèbres griffes. Elle planta ses crocs dans la gorge du Numéro 1 et mordit, mordit jusqu'à lui broyer trachée et artère, souffrant cependant trop pour les lui déchiqueter. Cela ne suffirait sans doute pas aussi saisit-elle de sa main gauche presque inerte la mâchoire inférieure du Numéro 1 et de sa main droite sa mâchoire supérieure. Elle poussa, gagnant millimètre après millimètre jusqu'à tirer son épaule meurtrie de ce guet-apens.
Enfin, Cymoril fut libre.
Son épaule en lambeaux, l'Originelle souffrait le martyre. Avec des petits gémissements plaintifs, elle alla se placer derrière Faust dont elle n'avait pas décelé la métamorphose en Méphistophélès. Dans son esprit confus, il était celui qui lui voulait le moins de mal, le seul que son enfant n'avait pas rejeté. Elle se plaqua contre un des murs, les yeux hagards, protégeant son ventre distendu de son seul bras valide, ne comprenant rien à ce qui se passait. Couverte de sang, ses vêtements en ruines, incapable de proférer la moindre parole, la fière Monarque semblait avoir perdu tout ce qui avait constitué son identité.
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Ah, Toulouse ...
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